L1 : entre deux chocs européens, le PSG renverse Strasbourg grâce à Dembélé
Entre deux sommets européens et trois jours après la magie de Manchester City en Ligue des champions (4-2), le PSG a été sauvé samedi à Strasbourg (3-1) par l'entrée d'Ousmane Dembélé et a pris au moins temporairement la tête de la Ligue 1.
À la Meinau, les hommes de Luis Enrique avaient l'occasion de confirmer leur retour en championnat après un début de saison cahoteux.
Grandement remaniés et sans l'intensité de mercredi à Manchester, les Parisiens ont quand même réussi à enchaîner un quatrième succès d'affilée en Ligue 1, alors que tout semblait très mal parti.
Entré à l'heure de jeu (63e), Ousmane Dembélé, auteur d'une passe décisive, d'un but (d'un pénalty manqué) et d'une avant-dernière passe, a remis Paris dans la course en championnat et lui a permis de prendre pleinement confiance avant le choc européen mardi contre le FC Barcelone au Parc des Princes.
Comme contre Le Mans le week-end dernier (victoire 3-1), Luis Enrique a fait largement tourner son effectif, confirmant l'adage qu'il a bien une équipe pour le championnat et une autre pour la Ligue des champions.
Mais même avec le luxe d'avoir une grande profondeur de banc, le PSG a été beaucoup moins fringant, hormis quelques actions dangereuses comme en début de match: Akliouche croise trop sa frappe (9e) et la tête de Ferran Torres est déviée au-dessus du but (11e).
- Mendes et Akliouche touchés -
"Chaque fois, nous avons un plan sur le court, moyen, et long terme", disait vendredi le coach, qui a aligné une ligne défensive totalement remaniée avec Warren Zaïre-Emery, Illya Zabarnyi, Lucas Hernandez et Lucas Digne.
Les deux derniers sont fautifs sur l'ouverture du score par Strasbourg: Lucas Hernandez notamment ne monte pas sur Giovanni Reyna, qui a le temps de se retourner pour frapper à ras de terre au premier poteau et tromper Matveï Safonov.
En revanche, le gardien parisien s'est parfaitement détendu sur une tête bien placée de Conrad Harder (50e). Le Russe a aussi bien fermé son premier poteau - son point faible - sur une frappe du Danois (68e).
Visiblement pas content de la prestation de certains, l'entraîneur espagnol a procédé à ses changements tôt dans le match (53e) en faisant entrer Vitinha, Désiré Doué et Nuno Mendes, sorti ensuite sur blessure en fin de rencontre.
Maghnes Akliouche a, lui, été touché à la cheville.
À l'heure de jeu, il a fait entrer Ousmane Dembélé à la place de Khvicha Kvaratskhelia, auteur encore d'un match sans relief.
C'est bien ses joueurs des grands soirs qui ont tout changé.
Quelques minutes après, Doué a provoqué une main dans la surface strasbourgeoise mais Dembélé a frappé à côté son pénalty (72e), allongeant encore la liste des échecs parisiens dans cet exercice en cours de match. C'est le troisième penalty manqué en trois matches avec trois tireurs différents.
- Il manque "un spécialiste" -
"Il était énervé parce qu'il a raté le pénalty", a glissé Luis Enrique, admettant manquer "d'un joueur spécialiste".
Beaucoup mieux dans le jeu et plus dangereux, ils ont égalisé dans la foulée grâce à Illia Zabarnyi, seul devant le but et servi par le Ballon d'Or (1-1, 77e).
Moins de dix minutes plus tard, Dembélé a renversé le match d'une frappe à l'entrée de la surface (2-1, 85e), avant de servir Torres qui a donné à Désiré Doué (90e+3, 3-1).
Les Strasbourgeois poursuivent leur mauvaise passe avec leur troisième défaite de rang (Paris FC, Nice) et vont nourrir des regrets, vu le nombre d'occasions.
Vendredi, Luis Enrique avait bien prévu les choses, s'attendant "à un match difficile, comme ces trois dernières années". "Ils auront une mentalité spéciale contre nous et ce sera très difficile. Mais il y a une motivation, pour nous: si on gagne, on sera dans les trois premiers", avait-il ajouté.
C'est bien le cas, Paris prend même la tête avec 14 points, à égalité avec Monaco et une longueur devant Lille, qui reçoit Brest samedi soir.
U.Solana--GM