Mondial-2026: la Roja est "favorite", affirme Grimaldo à l'AFP
L'Espagne est "favorite" de la Coupe du monde grâce à sa "confiance" et à son "gros potentiel", assure dans un entretien accordé à l'AFP le latéral gauche Alex Grimaldo, en concurrence à son poste avec Marc Cucurella, son ami le plus proche en sélection.
Q: A 30 ans pour votre première Coupe du monde, comment abordez-vous cette entrée en lice lundi contre le Cap Vert ?
R: "J'ai vraiment hâte, je suis très serein. J'ai pas mal d'expérience et j'aborde tout ça avec beaucoup d'enthousiasme et de tranquillité, en me disant que tout va bien se passer".
Q: L'Espagne reste sur 30 matches sans défaite mais n'a plus gagné un match en élimination directe en Coupe du monde depuis le sacre au Mondial-2010...
R: "Ce sont des statistiques et ce sont des choses du passé. On se concentre sur le quotidien, sur le fait d'arriver le mieux préparés possible. L'équipe a beaucoup de confiance et a énormément d'enthousiasme à l'idée de faire un grand tournoi. Nous avons un très gros potentiel".
Q: Où situez-vous la Roja par rapport aux autres grandes nations ?
R: "Je la vois parmi les favorites, je vois qu'il y a plusieurs sélections qui sont candidates pour gagner la Coupe du monde et je considère l'Espagne comme l'une d'entre elles (...). La France est aussi une sélection candidate au titre. Le Portugal aussi, l'Angleterre, l'Allemagne également. Et ensuite, le Brésil et l'Argentine seront toujours là pour se battre. Mais l'Espagne peut battre ces équipes, elle l'a déjà fait récemment".
Q: Avec cette chaleur et une saison longue, comment garder de la fraîcheur physique ?
R: "La fatigue est la même pour tout le monde. Mais le fait de profiter d'être ici, de savoir qu'on peut marquer l'histoire de notre pays font que la fatigue se ressent moins qu'en temps normal".
Q: La compétition va être longue, comment occupez-vous votre temps libre à Chattanooga ?
R: "J'ai recommencé à jouer à la +Play+. Quand on a un moment, on nous laisse sortir jouer au golf. Cela permet de rendre ce mois loin de nos familles (ndlr: il est père d'une fille de 4 ans) plus agréable (...). De l'extérieur, tout paraît très beau, mais c'est un peu compliqué d'être loin, ce sont des sacrifices qu'il faut faire".
Q: Vous êtes latéral, mais avec des statistiques d'attaquants (14 buts avec Leverkusen): comment vous décririez-vous comme joueur ?
R: "Je suis un latéral qui apporte beaucoup offensivement. Cela fait penser au public que je ne sais pas défendre, alors que j'ai défendu toute ma carrière. Je suis dans un niveau de forme très élevé depuis plusieurs années et c'est ce qui m'a permis d'être ici aujourd'hui. Aujourd'hui, tous les latéraux attaquent".
Q: Parlez-nous de votre frappe, votre point fort ?
R: "La distance où je suis le meilleur, c'est autour de 25 mètres. A cette distance, je ne sais pas s'il y a quelqu'un qui frappe mieux, peut-être Messi car c'est Messi. Mais si tu l'éloignes un peu plus, il y a des joueurs qui frappent très bien, Julián Álvarez ou John Stones. Mais oui, je me considère comme un spécialiste".
Q: Cela a été compliqué pour vous d'arriver en sélection, pensez-vous que vous avez été sous-coté ?
R: "Je suis moins sous les projecteurs dans le football espagnol. Les gens en Espagne me connaissent peut-être moins parce que j'ai joué hors d'Espagne et donc ils m'ont perdu un peu de vue et ne me valorisent pas autant que je le mérite. Mais j'ai une très belle carrière, j'ai gagné beaucoup de titres. Cela fait trois ans que je viens en sélection et je suis à la Coupe du monde, mon rêve depuis tout petit. Je suis au meilleur moment de ma carrière".
Q: Vous aimeriez revenir jouer en club en Espagne ?
R: "Je ne le cache pas, je pense qu'un retour en Espagne est mon objectif pour le futur".
Q: Comment vivez-vous la concurrence avec votre concurrent, Marc Cucurella, latéral gauche N.1 ?
R: "C'est une très saine relation. Dès le premier jour, on s'est très bien entendu. C'est avec lui que je parle le plus, et aussi avec Alex Baena. Ce qui se passe sur le terrain c'est le choix du coach. Nous, on se soutient, on s'entend très bien. A 30 ans, j'ai la maturité nécessaire pour savoir que l'important c'est l'équipe avant l'individualité. On veut le meilleur l'un pour l'autre".
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Q.Leon--GM