Un manifeste de près de 50 personnalités réclame le retour au débat sur le logement
Près de cinquante personnalités portugaises, dont l'ancien président de l'Assemblée Eduardo Ferro Rodrigues et l'historien José Pacheco Pereira, ont signé un manifeste intitulé « Ceci est encore une question de maisons à vivre ». Ils dénoncent une instrumentalisation du débat public qui, selon eux, permet au gouvernement d'échapper à ses responsabilités face à la crise du logement.
Près de cinquante personnalités portugaises ont signé un manifeste exigeant que le débat public se recentre sur la crise du logement, dénonçant une tentative du gouvernement de détourner l'attention des responsabilités politiques. Intitulé « Ceci est encore une question de maisons à vivre », ce texte rassemble des figures issues de divers horizons politiques, dont l'ancien président de l'Assemblée de la République Eduardo Ferro Rodrigues et l'historien José Pacheco Pereira.
Parmi les signataires figurent également d'anciens ministres du Parti socialiste (PS) comme Maria Manuel Leitão Marques et Duarte Cordeiro, ainsi que des dirigeants du Parti social-démocrate (PSD) tels que Fernando Negrão et David Justino. Le document souligne que trop de travailleurs quotidiens ne parviennent plus à se loger au Portugal.
Les auteurs adressent une mise en garde contre la focalisation excessive sur les manifestations et la réponse policière, notamment après les récents événements à Porto et Lisbonne. Ils rappellent que les forces de sécurité doivent respecter le droit de manifester et n'utiliser la force qu'à la mesure nécessaire. Selon eux, c'est au Premier ministre Luís Montenegro et au ministre de l'Administration intérieure de répondre politiquement, et non aux agents.
Le manifeste critique l'apparent priorisation du gouvernement à réprimer la contestation plutôt qu'à résoudre le problème sous-jacent. Les signataires estiment que l'insistance sur la réponse policière sert à changer de sujet et à libérer le gouvernement des explications sur ses choix. Ils considèrent que tant que la forme des protestations est discutée au détriment du fond, le problème concret du logement reste sans réponse.
U.Solana--GM