Globo Madrid - La Roumanie toujours sans nouveau Premier ministre après l'échec d'Adrian Vestea

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La Roumanie toujours sans nouveau Premier ministre après l'échec d'Adrian Vestea
La Roumanie toujours sans nouveau Premier ministre après l'échec d'Adrian Vestea / Photo: Mihai Barbu - AFP

La Roumanie toujours sans nouveau Premier ministre après l'échec d'Adrian Vestea

La Roumanie reste sans nouveau Premier ministre après l'échec lundi soir du libéral Adrian Vestea à se faire élire par le Parlement, près de deux mois après la destitution d'Ilie Bolojan

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M. Vestea, désigné à la mi-juin par le président Nicusor Dan pour former le nouveau gouvernement, avait besoin de 233 votes favorables, sur 464, mais n'en a obtenu que 189, une partie des élus, dont ceux du parti d''extrême droite AUR, ayant quitté l'hémicycle avant le début du vote.

"J'ai la conscience tranquille, j'ai fait mon devoir", a déclaré aux médias M. Vestea après le vote, dénonçant l'attitude de l'AUR qui compte 90 élus.

"Quarante-sept jours sans gouvernement nous coûtent déjà trop cher: des fonds européens, la confiance, et du temps que nous ne retrouverons jamais. Je reste convaincu que la responsabilité doit primer sur tout calcul politique", a-t-il ensuite écrit sur Facebook.

La crise politique traversée par le pays a débuté lorsque le Parlement a renversé le gouvernement pro-UE d'Ilie Bolojan début mai grâce à une alliance inédite et de circonstance entre les sociaux-démocrates du PSD et l'AUR. M. Bolojan gère depuis les affaires courantes.

Membre de la coalition au gouvernement, le PSD en avait claqué la porte à la mi-avril pour protester contre les mesures d'austérité introduites par M. Bolojan, afin de réduire le déficit budgétaire du pays, le plus important de l'Union européenne.

Le président Nicusor Dan a demandé à la mi-juin à M. Vestea, un ancien ministre libéral de 52 ans, de former un gouvernement, après que Eugen Tomac, le précédent Premier ministre désigné, a jeté l'éponge faute d'avoir réussi à rassembler une majorité autour du gouvernement technique qu'il proposait.

Le propre parti de M. Vestea refusait de le soutenir et l'a menacé d'exclusion.

Au final, seul le PSD, formation la plus importante du parlement avec 130 élus, et les partis représentant les minorités du pays ont exprimé publiquement leur soutien.

- "Option nucléaire" -

Selon l'analyste Remus Ioan Stefureac, fondateur d'INSCOP Research, l'un des instituts de sondage les plus importants de Roumanie, le président Dan devrait maintenant proposer un autre nom pour diriger le pays.

"Un second rejet d'une proposition de gouvernement déclencherait l'+option nucléaire+ d'élections anticipées" qui serait "une catastrophe pour le pays, pour l'économie, pour les entreprises et pour les revenus des gens", a-t-il estimé dans un post sur Facebook lundi.

"Aucun parti, à l'exception de l'AUR, ne tirerait bénéfice d’élections anticipées", a-t-il encore jugé.

Le président Dan a exclu à plusieurs reprises la formation d'un gouvernement incluant l'extrême droite, en pleine ascension dans les sondages et qui a elle appelé à des élections anticipées.

Cette séquence politique intervient alors que le pays a déjà traversé une zone de turbulence entre l'automne 2024 et juin 2025.

Ilie Bolojan était alors arrivé au pouvoir, soutenu par quatre partis pro-européens dont le PSD, après des semaines de tractations, et après une nouvelle élection présidentielle après l'annulation de celle de novembre 2024. Celle-ci avait été dominée par un candidat d'extrême droite inconnu, suscitant des accusations d'ingérence russe dans la campagne électorale du pays, qui se situe aux avant-postes de l'Otan depuis le début de la guerre en Ukraine voisine.

C.Gonzalez--GM